Analyse trimestrielle à fin T2 2017

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME mesure l’évolution du chiffre d’affaires moyen par entreprise et par jour.

  • Cet indice, au plus près des entreprises, permet de suivre l’activité trimestre par trimestre et de comparer les chiffres avec ceux de l’année précédente, sur la base d’un périmètre constant d’entreprises et en atténuant les effets du nombre de jours ouvrés sur leur activité.
  • Cet indice est mesuré à partir d’une moyenne trimestrielle de près de 16 000 entreprises bretonnes.
  • Il est également décliné pour quelques grands secteurs d’activité de l’économie locale.

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME bretonnes

Une croissance record pour les entreprises bretonnes au cours du printemps 2017. Au cours du deuxième trimestre 2017, l’indice de chiffre d’affaires des TPE/PME de la région a enregistré sa meilleure performance, de très loin, depuis la création de l’indice par l’Ordre des experts-comptables.

  • Le chiffre d’affaires journalier moyen des entreprises de la région a ainsi progressé de 4% au cours du deuxième trimestre 2017 (par rapport à la même période de l’année précédente), contre une croissance de 2,5%, en moyenne, pour l’ensemble de l’Hexagone. Illustration du dynamisme des entreprises bretonnes, pour la huitième fois en neuf trimestres, la croissance du chiffre d’affaires des TPE/PME de la région a été supérieure à la moyenne de celle des entreprises françaises.
  • Cette croissance très soutenue du chiffre d’affaires des entreprises bretonnes au cours du deuxième trimestre 2017 mérite toutefois d’être quelque peu relativisée, dans la mesure où elle intervient après un (très) mauvais deuxième trimestre 2016.
    • Au cours de cette période, le chiffre d’affaires journalier moyen des TPE/PME de la région s’était en effet contracté de plus de 1%.
    • Autrement dit, le point de comparaison est un point bas, ce qui explique en partie la forte croissance du deuxième trimestre 2017.
  • En dépit de cette « réserve », tous les clignotants sont au vert pour les entreprises de la région Bretagne :
    • La totalité des cinq grands secteurs d’activité suivis par l’Ordre des experts-comptables ont affiché une croissance soutenue de leur chiffre d’affaires par rapport au deuxième trimestre 2016, ce qui n’était pas le cas au cours des trimestres précédents.
    • Toutes les tailles d’entreprises ont profité du dynamisme de la région, y compris les plus petites d’entre elles (moins de 250 k€ de chiffre d’affaires annuel). Ces dernières ont, en effet, enregistré une croissance record de 3,5% de leur chiffre d’affaires journalier moyen au cours du trimestre.
    • La croissance de l’activité a concerné tous les départements de la région. Des départements qui ont par ailleurs affiché une croissance relativement homogène au cours du trimestre (alors qu’elle était plus hétérogène durant les trimestres précédents).

Vue d’ensemble des données régionales

La progression du chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) des entreprises bretonnes a également été très dynamique au cours du deuxième trimestre 2017, en dépit d’un calendrier peu favorable.

  • Le chiffre d’affaires des TPE/PME de la région a ainsi progressé de 2,3% durant le deuxième trimestre 2017 (par rapport au premier trimestre 2016). C’est sensiblement plus que ce que l’on observe à l’échelle nationale, mais c’est moins que la croissance enregistrée au cours des trois premiers mois de l’année.
  • Pourtant, à y regarder de plus près, la performance du deuxième trimestre 2017 est nettement plus impressionnante que celle du premier.
    • La croissance record du chiffre d’affaires des trois premiers mois de l’année (+2,9%) avait en effet été réalisée alors que la période comptait deux jours ouvrés de plus que le premier trimestre 2016. Autrement dit, les entreprises avaient alors eu « deux jours de plus » pour réaliser du chiffre d’affaire que lors de la période de comparaison.
    • A l’inverse, la croissance du deuxième trimestre 2017 a été réalisé alors que la période comptait trois jours ouvrés de moins que la période de comparaison (le deuxième trimestre 2016). Autrement dit, le chiffre d’affaires des TPE/PME de la région a progressé de +2,3%, avec trois jours d’activité en moins, ce qui constitue incontestablement une très belle performance.

L’analyse du chiffre d’affaires des grandes métropoles de la région, pour le deuxième trimestre 2017, confirme les disparités de croissance entre les territoires urbains et les territoires ruraux de la région.

  • Au global, le chiffre d’affaires des PME implantées dans les cinq grandes villes analysées (près de 16% des entreprises de la base régionale de Statexpert) a en effet stagné durant le trimestre, alors que celui du reste de la région progressait de façon très soutenue : +2,7% (1). Autrement dit, comme au cours des trois premiers mois de l’année, ce sont les zones rurales qui ont tiré la croissance de la région.
  • Pour le deuxième trimestre consécutif (2), Vannes s’impose, de loin, comme la ville la plus dynamique de Bretagne. Les entreprises de la ville ont, en effet, enregistré une croissance de leur chiffre d’affaires de 3,4%, soit nettement plus que ce que l’on observe en moyenne dans la région (et plus encore dans les autres grandes agglomérations bretonnes).
  • Quimper, qui avait été très dymanque au cours des trois premiers mois de l’année, a en revanche marqué le pas au cours du deuxième trimestre 2017, avec une croissance de « seulement +0,6% du chiffre d’affaires brut de ses TPE/PME.
  • A l’inverse, Saint-Brieuc, qui avait vu le chiffre d’affaires de ses entreprises se contracter au cours du premier trimestre, a retrouvé des couleurs au cours du printemps. Avec une croissance de 1% du chiffre d’affaires de ses TPE/PME, la ville demeure toutefois moins dynamique que la moyenne de la région (3).
  • Brest, enfin, confirme ses difficultés, avec une deuxième baisse consécutive de chiffre d’affaires de ses entreprises au cours du deuxième trimestre 2017 (par rapport au deuxième trimestre 2016).

(1) Avec rappelons-le, trois jours ouvrés de moins que durant le deuxième trimestre 2016.

(2) Les données concernant les agglomérations ne sont disponibles que depuis le 1er trimestre 2017.

(3) La relative petitesse de l’échantillon de Saint-Brieuc incite toutefois à une certaine prudence quant à l’ampleur de cette baisse.

Source : Données issues de la base Statexpert – Variations en glissement annuel sur la base d’un périmètre constant de près de 16 000 entreprises.