Analyse trimestrielle à fin T4 2018

L’ANALYSE DE L’ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ

En Bretagne, l’activité au 4e trimestre 2018 a augmenté, à nombre de jours comparable, de 3,2 % par rapport au 4e trimestre 2017 (indice à 103,2), hausse supérieure de 1,4 point à la moyenne française. La région occupe la 1re place du classement en termes d’évolution du chiffre d’affaires (CA), sur ce trimestre de croissance nationale stable. Comme pour le trimestre précédent, l’effet de
base est peu favorable (l’activité du 4e trimestre 2017 ayant été dynamique), ce qui rend la performance remarquable. À noter que les résultats du mois de décembre révèlent un net ralentissement de la croissance au niveau national (+0,5 %) comme au niveau régional (+0,7 %), notamment lié à la baisse de la consommation des ménages en biens (-1,5 % selon l’Insee en décembre 2018) dans un contexte de perturbations sociales liées au mouvement des gilets jaunes.

L’ensemble des départements bretons affichent une hausse du CA. L’activité régionale des TPEPME est tirée par le Morbihan (+4,2 %) qui, ce trimestre, prend la tête du classement, et par l’Ille et- Vilaine (+3,8 %). Les départements des Côtes-d’Armor (+2,3 %) et du Finistère (+2,2 %) sont également dynamiques avec une croissance supérieure à la moyenne nationale.

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME mesure l’évolution du chiffre d’affaires moyen par entreprise et par jour.

  • Cet indice, au plus près des entreprises, permet de suivre l’activité trimestre par trimestre et de comparer les chiffres avec ceux de l’année précédente, sur la base d’un périmètre constant d’entreprises et en atténuant les effets du nombre de jours ouvrés sur leur activité.
  • Cet indice est mesuré à partir d’une moyenne trimestrielle de plus de 15 000 entreprises bretonnes.
  • Il est également décliné pour quelques grands secteurs d’activité de l’économie locale.

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME bretonnes

L’indice d’activité des TPE-PME bretonnes repart à la hausse après deux trimestres consécutifs de forte baisse, malgré un effet de base défavorable. La région continue d’afficher une croissance supérieure à la moyenne française, signe de son dynamisme économique et enregistre sa troisième meilleure performance depuis la mise en place du baromètre en 2015.

Les entreprises régionales affichent une hausse moyenne de 3,1 % de leur CA sur l’année 2018, supérieure de 1,1 point à la performance nationale (+2 %).

La plupart des grandes villes bretonnes ont fait preuve d’un certain dynamisme durant les trois derniers mois de l’année 2018. Mais ce sont, une nouvelle fois, les zones rurales qui ont affiché les croissances les plus prononcées.

Globalement, le chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) des entreprises bretonnes installées dans les cinq grandes villes analysées a progressé de +2,4% au cours du quatrième trimestre 2018, par rapport à la même période de 2017.

  • C’est plus que ce que l’on pouvait observer au cours du troisième trimestre, mais c’est moins que ce que l’on constate dans les zones rurales.
  • Pour le deuxième trimestre consécutif, la croissance de l’activité des entreprises installées dans les zones rurales a en effet été sensiblement plus marquée que celle de leurs homologues des grandes villes.

Au sein des cinq métropoles de la région analysées par l’Ordre des experts-comptables, on note toutefois certaines disparités.

  • Les entreprises installées à Vannes ont enregistré la plus forte croissance parmi les grandes villes bretonnes au cours du quatrième trimestre 2018. Mais, avec une progression de leur chiffre d’affaires de +3,3%, elles ont affiché une performance inférieure à la moyenne des entreprises de la région. Sur l’ensemble de l’année 2018, la métropole de Vannes fait toutefois partie des villes les plus dynamiques de Bretagne.
  • Les TPE/PME domiciliées dans la métropole rennaise (les plus nombreuses de la base Statexpert) ont également confirmé leur dynamisme de ces derniers trimestres. Leur croissance a certes ralenti au cours des trois derniers mois de l’année (seulement +2% par rapport au quatrième trimestre 2017), mais elle est demeurée soutenue. Sans compter que cette croissance doit être mise en relation avec un quatrième trimestre 2017 très bien orienté. Autrement dit, l’effet de base était clairement défavorable pour les entreprises de la ville en cette fin d’année 2018.
  • Bonne nouvelle pour les entreprises brestoises, qui ont confirmé leur retour en forme lors des trois derniers mois de l’année 2018. Leur chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) a en effet progressé de près de +3%, par rapport à la même période de 2017. C’est ainsi qu’elles affichent leur plus forte croissance depuis bien longtemps.
  • Bone nouvelle également pour les entreprises installées à Quimper. Ces dernières avaient vu leur chiffre d’affaires (toujours non-corrigé des jours ouvrés) se contracter au cours du troisième trimestre 2018, mais la croissance est revenue dès le quatrième trimestre. Leur chiffre d’affaires a en effet progressé de +3%, ce qui fait de Quimper une des agglomérations les plus dynamiques de la région.
  • La situation reste en revanche tendue pour les entreprises domiciliées à Saint-Brieuc, qui ont vu leur chiffre d’affaires se contracter pour le deuxième trimestre consécutif au cours de cette fin d’année 2018. Les données concernant la ville doivent certes être prises avec certaines précautions, compte tenu de la taille de l’échantillon, mais la situation de ces entreprises devra être suivie de près au cours des prochains trimestres…

Toutes les catégories de taille de TPE-PME enregistrent une hausse de leur activité supérieure au trimestre précédent. Ce sont les PME de plus grande taille (entre 1 et 50 millions d’euros de CA annuel) qui continuent de porter la croissance régionale avec une augmentation de 4,5 % de leur activité. Les autres catégories de structures affichent toujours des résultats inférieurs à la moyenne régionale : +1,3 % pour celles dont le CA annuel est compris entre 500 et 999 K€ ; + 1,5 % pour les plus petites structures (moins de 250 K€ de CA annuel) et + 1,8 % pour les entreprises réalisant 250 et 499 K€ de CA annuel. Cette dernière catégorie enregistre une performance supérieure de 2,4 points à la moyenne nationale de la catégorie.