Analyse trimestrielle à fin T2 2019

L’analyse de l’évolution de l’activité

En Bretagne, l’activité des TPE-PME au 2e trimestre 2019 a augmenté, à nombre de jours comparable, de 3,7 % par rapport au 2e trimestre 2018 (indice à 103,7), hausse supérieure de 1,3 point à la moyenne française (+2,4 %). La région gagne une place par rapport au précédent trimestre et accède à la 2e marche du podium en termes d’évolution du chiffre d’affaires (CA), sur ce trimestre de croissance nationale vigoureuse. L’effet de base jouait négativement (l’activité du 2e trimestre 2018 ayant été très dynamique), ce qui rend la performance régionale remarquable.

Comme depuis le début d’année 2017, l’indice d’activité de tous les départements bretons progresse, avec des résultats tous supérieurs à la moyenne nationale. Les TPE-PME du Morbihan sont les plus dynamiques (+4,7 %), avec une hausse qui s’accélère par rapport au début d’année. C’est également le cas de celles des Côtes d’Armor (+3 %), qui gagnent 0,7 point de croissance. Les entreprises d’Ille-et-Vilaine (+4,1 %) et du Finistère (+2,9 %) affichent des résultats proches de ceux du précédent trimestre.

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME mesure l’évolution du chiffre d’affaires moyen par entreprise et par jour.

  • Cet indice, au plus près des entreprises, permet de suivre l’activité trimestre par trimestre et de comparer les chiffres avec ceux de l’année précédente, sur la base d’un périmètre constant d’entreprises et en atténuant les effets du nombre de jours ouvrés sur leur activité.
  • Cet indice est mesuré à partir d’une moyenne trimestrielle de plus de 15 000 entreprises bretonnes.
  • Il est également décliné pour quelques grands secteurs d’activité de l’économie locale.

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME bretonnes

L’indice d’activité des TPE-PME bretonnes voit sa croissance s’accélérer pour le troisième trimestre consécutif (+0,2 point par rapport au début d’année 2019). La région affiche ainsi sa troisième meilleure performance depuis le lancement du baromètre en 2015, qui plus est avec un effet de base défavorable. Le résultat reste également largement supérieur à la moyenne française.

En moyenne sur les quatre derniers trimestres, les entreprises régionales enregistrent une hausse de 3,2 % de leur chiffre d’affaires, supérieure d’1 point à la performance nationale (+2,2 %).

Le dynamisme de l’activité des TPE/PME bretonnes a moins profité, au cours du deuxième trimestre 2019, aux entreprises installées dans les cinq grandes agglomérations suivies par l’Ordre des experts-comptables.

  • Globalement, le chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) des entreprises bretonnes installées dans les cinq grandes villes analysées par l’Ordre des experts-comptables a progressé de +1,8% au cours du deuxième trimestre 2019, par rapport à la même période de 2018.
  • C’est moins que ce que l’on pouvait observer au cours des trois premiers mois de l’année. Alors même que la croissance était moins soutenue à l’échelle de l’ensemble de la région, le chiffre d’affaires des entreprises installées au sein de ces cinq grandes villes avait en effet progressé de +2,4%.
  • C’est également nettement moins que ce que l’on constate dans les zones rurales de la région[1]. Si l’on exclut les entreprises installées dans ces cinq grandes métropoles, la croissance du chiffre d’affaires des TPE/PME bretonnes ressort, en effet, à +4,1% par rapport au deuxième trimestre 2019.
  • Ce net ralentissement de la croissance de l’activité des entreprises situées dans ces cinq grandes villes de la région est largement imputable à deux de ces agglomérations.
  • Les entreprises rennaises (les plus nombreuses de la région dans la base Statexpert) ont notamment marqué le pas au cours du deuxième trimestre 2019. Leur chiffre a en effet progressé de « seulement » +1,2% par rapport à la même période de l’année précédente, contre une croissance de près de +3% au cours des trois premiers mois de l’année. Autrement dit, les entreprises de la métropole rennaise ont affiché leur plus faible croissance des sept derniers trimestres.
  • Le choc a été encore plus violent pour les entreprises installées à Brest. Après quatre trimestres de croissance soutenue, ces dernières ont en effet vu leur chiffre d’affaires se contracter de -0,2% au cours du deuxième trimestre 2019 (toujours par rapport au même trimestre de l’année 2018). Difficile de dire aujourd’hui si cette contreperformance est un simple accroc ou si elle marque une inversion de tendance pour des entreprises qui avaient bien relevé la tête en 2018. Les chiffres du troisième trimestre seront à suivre avec attention en ce qui concerne la métropole brestoise.
  • Les entreprises domiciliées à Vannes et à Quimper ont connu la situation inverse. Leur premier trimestre 2019 avait en effet été marqué par une croissance molle de leur chiffre d’affaires (moins de +1% pour chacune d’entre elles). Leur activité a nettement rebondi au cours du deuxième trimestre, avec un chiffre d’affaires en hausse de +3,0% pour les premières et de +3,5% pour les secondes. C’est assurément une bonne nouvelle pour ces deux villes, qui font clairement partie des plus dynamiques de la région sur les derniers trimestres.
  • Les entreprises installées à Saint-Brieuc ont, quant à elles, confirmé leur franc rebond des trois premiers mois de l’année 2019. Au cours du deuxième trimestre, leur chiffre d’affaires a, en effet, une nouvelle fois progressé de près de +4%. Rappelons toutefois que l’amplitude des variations concernant les entreprises de la ville doivent être prises avec certaines précautions, compte tenu de la taille relativement réduite de l’échantillon.

[1] Ou, plus précisément, au sein des entreprises n’étant pas domiciliées dans une de ces cinq grandes villes.

Comme depuis le 2e trimestre 2017, l’indice d’activité reste positif pour toutes les catégories de taille de TPEPME. Les résultats sont également tous au-dessus des moyennes nationales de leurs catégories respectives. Comme au niveau national, les plus grandes entreprises de l’échantillon (entre 1 et 50 millions d’euros de CA annuel) affichent la plus forte hausse (+4,6 %, soit 0,9 point de plus que lors du trimestre précédent). Les plus petites structures, réalisant moins de 250 K€ annuel (+3,4 %) enregistrent une nouvelle belle performance. Les TPE-PME de taille intermédiaire, dont le CA annuel est compris entre 250 et 999 K€, affichent la même augmentation (+2,2 %) mais celle-ci ralentit par rapport au 1er trimestre 2019.