Analyse trimestrielle à fin T1 2018

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME mesure l’évolution du chiffre d’affaires moyen par entreprise et par jour.

  • Cet indice, au plus près des entreprises, permet de suivre l’activité trimestre par trimestre et de comparer les chiffres avec ceux de l’année précédente, sur la base d’un périmètre constant d’entreprises et en atténuant les effets du nombre de jours ouvrés sur leur activité.
  • Cet indice est mesuré à partir d’une moyenne trimestrielle de plus de 15 000 entreprises bretonnes.
  • Il est également décliné pour quelques grands secteurs d’activité de l’économie locale.

L’indice trimestriel d’activité des TPE/PME bretonnes

En Bretagne, l’activité au 1er trimestre 2018 a augmenté, à nombre de jours comparables,de 4,1 % par rapport au 1er trimestre 2017 (indice à 104,1), croissance largement supérieure à la moyenne nationale (+2,3 %). Elle se hisse en haut du classement en termes d’évolution
du chiffre d’affaires (CA) sur ce trimestre de croissance solide pour le pays. L’effet de base reste peu favorable (le résultat du 1er trimestre 2017 auquel il est comparé étant positif), ce
qui rend la performance encore plus exceptionnelle.

Comme en 2017, la hausse d’activité concerne tous les départements bretons, avec des résultats très élevés pour chacun d’entre eux : le Morbihan (+4,4 %) et l’Ille-et-Vilaine (+4,2 %) restent les départements les plus dynamiques, mais sont suivis de près par les Côtes-d’Armor (+4 %) et le Finistère (+3,7 %).

Vue d’ensemble des données régionales

L’indice d’activité des TPE-PME bretonnes affiche sa meilleure performance depuis le lancement du baromètre et un septième trimestre consécutif de hausse. La région enregistre également une hausse largement supérieure à la moyenne nationale, confirmant ainsi le dynamisme de ses petites et moyennes structures.

Les entreprises régionales affichent une croissance moyenne de 3,6 % de leur chiffre d’affaires sur les quatre derniers trimestres, supérieure de plus d’un point à la performance nationale (+2,5 %).

Le premier trimestre 2018 a été très dynamique pour les TPE/PME installées dans les grandes villes bretonnes. Pour la première fois depuis 1 an, les cinq agglomérations analysées ont même affiché un chiffre d’affaires en progression.

Au global, le chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) des TPE/PME implantées dans les cinq grandes villes analysées (environ 18% des entreprises de la base régionale de Statexpert pour le trimestre) a progressé de +2,5% au cours des trois premiers mois de l’année 2018. C’est certes moins que ce que l’on observe à l’échelle de l’ensemble de la région (+3,5%), mais c’est sensiblement plus que lors du quatrième trimestre 2017 (+1,8%).

Autre bonne nouvelle pour la région Bretagne, les cinq grandes villes analysées ont enregistré une progression du chiffre d’affaires de leurs TPE/PME durant le premier trimestre 2018, par rapport à la même période de 2017. Une première depuis que l’Ordre des experts-comptables suit ces indicateurs (au premier trimestre 2017).

Les entreprises basées à Quimper ont confirmé leur bonne santé et leur statut de ville la plus dynamique de la région. Leur chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) a en effet bondi de +4,6% au cours des trois premiers mois de l’année 2018. Une performance exceptionnelle dans la mesure où elles avaient déjà enregistré une forte croissance durant le premier trimestre 2017. Autrement dit, leur activité a fortement progressé en dépit d’un effet de base négatif. Notons par ailleurs que les TPE/PME de la ville sont les seules à avoir vu leur chiffre d’affaires systématiquement progresser au cours des 5 derniers trimestres.

Les entreprises localisées à Vannes et Saint-Brieuc ont également affiché une croissance soutenue en ce début d’année 2018, avec des progressions de leur chiffre d’affaires comprises entre +2% et +3%. Les situations de ces deux villes sur la période de référence sont toutefois quelque peu différentes :

En dépit d’un léger trou d’air en fin d’année 2017, les TPE/PME de Vannes affichent une croissance régulière et soutenue sur les derniers trimestres. Durant les trois premiers trimestres de l’année 2017, leur chiffre d’affaires avait en effet systématiquement progressé de plus de 3%, ce qui en fait clairement une ville très dynamique de la région.

La situation des entreprises de Saint-Brieuc est en revanche plus volatile sur la période de référence. Au cours des cinq trimestres analysés, leur activité s’est en effet contractée deux fois de façon significative (1*). Quoi qu’il en soit, le rebond du chiffre d’affaires observé début 2018 est clairement une bonne nouvelle, après une fin d’année 2017 difficile pour les entreprises de la ville.

Quant aux entreprises installées à Rennes et Brest, elles ont connu des progressions de chiffre d’affaires inférieures à +2% au cours du premier trimestre 2018, ce qui constitue néanmoins une belle performance. Les situations de ces deux villes sont toutefois elles aussi différentes :

Les TPE/PME rennaises (qui représentent le plus gros contingent d’entreprises urbaines de la base Statexpert) font preuve d’un grand dynamisme depuis le début de l’année 2017, en dépit d’un petit décrochage au cours du deuxième trimestre de l’année.

La situation est en revanche plus compliquée pour les entreprises brestoises. Sur les cinq trimestres analysés, leur chiffre d’affaires (non-corrigé des jours ouvrés) s’est contracté à trois reprises. Dans ces conditions, ce deuxième trimestre consécutif de hausse de leur activité est de bon augure pour la suite.

 

(1*) : Il convient toutefois de garder en tête la petite taille de cet échantillon d’entreprises, qui peut avoir un impact significatif sur la volatilité des données présentées.

Toutes les catégories de taille de TPE-PME de la région ont vu croître leur indice d’activité. Les plus grandes d’entre elles (entre 1 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel) continuent de porter la croissance (+5,3 %). Les autres catégories de structures ont affiché des hausses plus réduites mais également largement supérieures aux moyennes nationales de leurs catégories : +2,5 % pour les plus petites d’entre elles (moins de 250 K€ annuel), +1,9 % pour celles dont le chiffre d’affaires annuel se situe entre 250 et 499 K€ et +2,8 % pour celles réalisant entre 500 et 999 K€ de chiffre d’affaires à l’année.