Analyse annuelle 2018

Analyse par régime fiscal > EBE

Rappel

Si le taux d’excédent brut d’exploitation diffère fortement selon les différentes catégories d’entreprises, les comparaisons inter-régimes fiscaux sont impossibles. Selon le régime fiscal, les frais de personnel ne regroupent en effet pas les mêmes éléments, ce qui a un impact direct sur le niveau du taux d’excédent brut d’exploitation :

  • Entreprises assujetties à l’IS : salaires chargés, y compris la rémunération du chef d’entreprise.
  • Entreprises assujetties à l’IR (BIC, BNC et BA) : salaires chargés, hors rémunération du chef d’entreprise et cotisations du chef d’entreprise.

 

Le dynamisme des TPE/PME bretonnes de la base Statexpert en termes d’activité ne s’est pas souvent traduit par une amélioration de leurs performances d’exploitation. En fait, seules les entreprises de la région relevant du régime des BNC sont parvenues à afficher un excédent brut d’exploitation en hausse en 2018.

 

  • Les TPE/PME soumises à l’IS ont enregistré une baisse de leur excédent brut d’exploitation de
    0,9% en 2018, soit un recul légèrement plus marqué que ce que l’on observe au niveau national (-0,6% pour les entreprises de cette catégorie). Leur chiffre d’affaires ayant progressé de plus de +4%, leur taux d’excédent brut d’exploitation s’est contracté en 2018, à 7,2% du chiffre d’affaires. Notons que c’est assez similaire à l’ensemble des entreprises françaises relevant de ce régime.

 

  • Les entreprises relevant du régime des BIC ont également enregistré une baisse de leur excédent brut d’exploitation en 2018 : -0,7%, sachant que cet indicateur avait déjà baissé en 2017. Sur la période 2016-2018, le taux d’excédent brut d’exploitation de ces entreprises abandonne 0,6 point, pour s’établir à 14,6% de leur chiffre d’affaires. C’est également moins que ce que l’on observe à l’échelle de l’ensemble des entreprises françaises de cette catégorie.

 

  • Les TPE/PME relevant des bénéfices agricoles sont celles qui ont subi la plus forte contraction de leur excédent brut d’exploitation en 2018 : -5,2%. Cela dit, ce constat appelle deux remarques.
  • D’une part, l’excédent brut d’exploitation de ces entreprises avait fortement progressé en 2017 (avec un bond de près de +19%).
  • D’autre part, les entreprises agricoles sont les seules de la région à être parvenues à redresser leur taux d’excédent brut d’exploitation sur la période 2016-2018.
  • A 22,2% de leur chiffre d’affaires, ce dernier reste toutefois sensiblement inférieur à ce que l’on constate au niveau de l’ensemble des entreprises agricoles françaises.

 

  • Quant aux entreprises relevant du régime des BNC, ce sont donc les seules de la région à afficher un excédent brut d’exploitation en (légère) progression en 2018. Comme s’était déjà le cas en 2017, cette hausse a toutefois été inférieure à celle de leur chiffre d’affaires. In fine, sur la période 2016-2018, leur taux d’excédent brut d’exploitation abandonne 0,7 point, à 43,2% de leur chiffre d’affaires.