Analyse annuelle 2017

Analyse par régime fiscal > EBE

Si le taux d’excédent brut d’exploitation diffère fortement selon les différentes catégories d’entreprises, les comparaisons inter-régimes fiscaux sont impossibles. Selon le régime fiscal, les frais de personnel ne regroupent en effet pas les mêmes éléments, ce qui a un impact direct sur le niveau du taux d’excédent brut d’exploitation :

  • Entreprises assujetties à l’IS : salaires chargés, y compris la rémunération du chef d’entreprise.
  • Entreprises assujetties à l’IR (BIC, BNC et BA) : salaires chargés, hors rémunération du chef d’entreprise et cotisations du chef d’entreprise.

En termes de progression de leur excédent brut d’exploitation, les entreprises de la base Statexpert analysées dans le cadre de cette étude annuelle sur la santé des entreprises bretonnes ont connu, en 2017, des fortunes diverses.

  • Les TPE/PME de la région soumises à l’IS ont enregistré une croissance de leur excédent brut d’exploitation de +2% en 2017. C’est moins que ce que l’on constate à l’échelle nationale et c’est moins que la progression de leur chiffre d’affaires. In fine, leur taux d’excédent brut d’exploitation s’est légèrement contracté sur la période 2015-2017, pour finalement s’établir à 7,3% de leur chiffre d’affaires. Notons que c’est légèrement moins que pour l’ensemble des entreprises françaises relevant de ce régime.
  • Les TPE/PME relevant du régime BIC ont dû, pour leur part, composer avec un excédent brut d’exploitation en recul de -3,4%, alors que leur chiffre d’affaires ne s’était contracté « que » de -0,2%. Dans ces conditions, leur taux d’excédent brut d’exploitation s’est lui aussi érodé, pour se fixer à 14,3% de leur chiffre d’affaires en 2017. Comme pour les entreprises soumises à l’IS, c’est moins que ce que l’on observe à l’échelle de l’ensemble des entreprises françaises de cette catégorie.
  • Les entreprises bretonnes relevant du régime des BNC sont, certes, parvenues à redresser leur excédent brut d’exploitation en 2017, mais celui-ci a progressé de façon moins marquée que leur chiffre d’affaires. In fine, leur taux d’excédent brut d’exploitation s’est établi à 42,1% de leur chiffre d’affaires en 2017, soit près d’1 point de moins que son niveau de 2015.
  • Sur la période 2015-2017, les entreprises relevant du régime des bénéfices agricoles sont les seules à avoir vu leur taux d’excédent brut d’exploitation se redresser. Dans le sillage notamment de la forte hausse de l’excédent brut d’exploitation de 2017, leur taux d’excédent brut d’exploitation s’est en effet établi à 23,5% de leur chiffre d’affaires. Une excellent nouvelle pour les entreprises de la filière, même si leur taux d’excédent brut d’exploitation demeure (légèrement) inférieur à la moyenne nationale.