Analyse annuelle 2017

Analyse par régime fiscal > Chiffre d’affaires et investissement

Point méthodologique

L’interprétation des données concernant l’investissement doit être faite en gardant à l’esprit la méthodologie retenue dans le cadre de cette étude :

  • Les données présentées sont issues d’un périmètre constant d’entreprises ; le critère de sélection étant le chiffre d’affaires. Autrement dit, seules les entreprises ayant déclaré un chiffre d’affaires en 2015, 2016 et 2017 ont été retenues pour l’analyse.
  • Toutes ces entreprises n’ont toutefois pas investi au cours de ces trois années. Certaines ont pu le faire, mais d’autres ont très bien pu n’investir que sur deux années, sur une seule, voire ne pas investir du tout sur la période. Le nombre d’entreprises ayant effectivement engagé des dépenses d’investissement n’est donc pas le même chaque année.
  • La méthodologie retenue explique également pourquoi des différences (pouvant parfois se révéler significatives) peuvent se manifester entre cette édition de l’étude et la précédente. Les données de l’année 2016, par exemple, n’ont pas été établies avec le même échantillon d’entreprises dans les deux versions de cette étude.

2017 a clairement été une bonne année pour les entreprises bretonnes. Que ce soit en matière de progression de leur chiffre d’affaires ou d’augmentation de leurs dépenses d’investissement, elles ont fait mieux que la moyenne des entreprises françaises.

Les TPE/PME bretonnes de la base Statexpert (près de 47 000 entreprises ont été analysées dans le cadre de cette étude) ont fait preuve d’un grand dynamisme en 2017, que ce soit en matière de chiffre d’affaires ou d’investissement.

  • A l’image de ce que l’on observe à l’échelle hexagonale, les entreprises de la région ont connu un regain de dynamisme en 2017. Avec une croissance de +3,6 % de leur chiffre d’affaires, les TPE/PME bretonnes font même mieux que la moyenne des entreprises françaises (+3,3%).
  • Autre bonne nouvelle, la croissance des entreprises bretonnes a été relativement homogène en 2017, que l’on mène l’analyse au niveau des secteurs ou des départements de la région. La moins bonne nouvelle, c’est que les plus petites entreprises ont continué de souffrir en 2017 (un phénomène que l’on constate également à l’échelle nationale).
  • Une analyse plus fine nous livre les enseignements suivants :
    • Selon la taille des entreprises. Comme on l’observe pour l’ensemble des entreprises françaises, la croissance des TPE/PME bretonnes est restée, en 2017, une fonction croissante de leur taille, avec une grande hétérogénéité selon les catégories d’entreprises. Alors que les plus grandes entreprises de la base Statexpert[1] ont affiché une croissance explosive de plus de +5%, les plus petites[2] ont vu leur chiffre d’affaires se contracter de -0,3% en 2017. Autrement dit, les petites entreprises, qui sont de loin les plus nombreuses[3], profitent globalement moins du dynamisme de l’économie que les entités de plus grande taille. Notons par ailleurs que si ce phénomène s’observe dans toutes les régions, il est plus marqué en Bretagne que dans le reste de l’Hexagone.
    • Selon les secteurs d’activité. La croissance des entreprises bretonnes est, en revanche, plus homogène lorsque l’on considère les secteurs d’activité. Les cinq grands secteurs suivis par l’Ordre des experts-comptables ont ainsi vu le chiffre d’affaires de leurs TPE/PME progresser en 2017. Des progressions le plus souvent plus soutenues que ce que l’on observe à l’échelle du pays : plus de +4% de croissance pour les entreprises de la construction, plus de +3% pour celles du commerce et de l’industrie et aux alentours de +2% pour les professionnels de l’hébergement-restauration et de l’agriculture.
    • Selon les départements. La croissance de l’activité a également été relativement homogène en 2017 sur l’ensemble du territoire breton. Les quatre départements de la région ont en effet affiché des progressions de leur chiffre d’affaires supérieures à +3% au cours de l’exercice écoulé (une croissance par ailleurs systématiquement plus élevée que celle de 2016). Comme en 2016, ce sont néanmoins les entreprises d’Ille-et-Vilaine qui se sont montrées les plus dynamiques, avec une augmentation de leur chiffre d’affaires de plus de +4%.

L’ensemble des entreprises bretonnes de la base Statexpert, quelle que soit leur taille, ont accru significativement leurs dépenses d’investissement sur 2017, poursuivant ainsi le rebond amorcé en 2016.

  • Le dynamisme de la croissance bretonne a renforcé la confiance des chefs d’entreprises de la région. Des chefs d’entreprises qui ont augmenté leurs dépenses d’investissement de +5,5% en 2017, soit sensiblement plus que ce que l’on observe au niveau national (+2,4%). Notons par ailleurs que, sur la période 2015-2017, la Bretagne fait clairement partie des régions françaises les plus dynamiques en matière de dépenses d’investissement.
  • Cette augmentation soutenue des dépenses d’investissement des TPE/PME de la région est certes une bonne nouvelle, mais on note toutefois certaines disparités en fonction de la taille des entreprises ou des secteurs dans lesquels elles évoluent.
    • Selon la taille des entreprises. Il est intéressant de noter que ce sont les plus grandes entreprises de la région (pourtant les plus dynamiques en termes de croissance de l’activité), qui se sont montrées les moins offensives en matière d’investissement en 2017. Les trois autres catégories d’entreprises (toutes celles qui réalisent moins de 7,5 M€ de chiffre d’affaires) ont, en revanche fortement accru leurs dépenses en la matière ; la palme de la croissance revenant aux structures dont le chiffre d’affaires est compris entre 150 et 750 k€.
    • Selon les secteurs d’activité. Les TPE/PME bretonnes du secteur de l’industrie se sont avérées les plus dynamiques en matière d’investissement en 2017, avec une progression de leurs dépenses de plus de +10%. Les entreprises des secteurs de la construction et de l’hébergement ont également affiché une croissance significative de leurs investissements (entre +7% et +8%). A l’inverse, les dépenses des TPE/PME du secteur du commerce sont restées pratiquement stables par rapport à 2016, alors que celles du secteur agricole chutaient fortement.

[1] Celles dont le chiffre d’affaires annuel moyen sur les trois dernières années est supérieur à 1 M€.

[2] Celles qui réalisent un chiffre d’affaires annuel moyen sur les trois dernières années inférieur à 150 k€.

[3] La tranche 1 (moins de 150 k€ de chiffre d’affaires) regroupe en effet environ la moitié des entreprises de la base Statexpert.