Analyse annuelle 2017

Analyse par taille d’entreprises > EBE

Excédent brut d’exploitation

IS Evolution
2015-2017
BIC Evolution
2015-2017
BNC Evolution
2015-2017
BA Evolution
2015-2017
2016 2017 2016 2017 2016 2017 2016 2017
Moins de 150 k€ +0,7% -2,4% -0,3% -2,1% -2,3% -0,1% -3,5% -2,2%
150-750 k€ +2,2% +0,6% +1,4% -4,7% -1,3% 0,0% -5,2% +3,4%
750 k€-7,5 M€ +3,1 +2,7% +1,2% -3,4% +4,6% +7,9% Ns Ns Ns
7,5-50 M€ +7,8% +3,0% Ns Ns Ns Ns Ns Ns Ns Ns Ns
Total +3,9% +2,0% +0,7% -3,4% -0,7% +1,3% +4,1% +18,2%
Source : Données issues de la base Statexpert - Évolutions annuelles sur la base d'un périmètre constant.

Les entreprises analysées dans le cadre de cette deuxième étude annuelle sur la santé des entreprises bretonnes ont connu, en 2017, des fortunes diverses en matière de progression de leur excédent brut d’exploitation.

Pour les TPE/PME soumises à l’IS[1], les situations sont contrastées selon la taille des acteurs analysés. Un contraste qui met clairement en lumière que les plus grandes entreprises tendent, en moyenne, à s’en sortir nettement mieux que les plus petites en termes de performances.

  • Alors que les entreprises de la tranche 1 (celles affichant moins de 150 k€ de chiffre d’affaires moyen sur les trois derniers exercices) ont vu leur excédent brut d’exploitation se contracter en 2017, celui des PME des tranches 3 et 4 (plus de 750 k€) a progressé de près de +3%.
  • In fine, sur la période 2015-2017, seules les entreprises réalisant plus de 7,5 M€ de chiffre d’affaires sont parvenues à redresser leur taux d’excèdent brut d’exploitation. Un taux d’excèdent brut d’exploitation qui s’est finalement établi à 5% de leur chiffre d’affaires en 2017, soit près d’1 point de moins que ce que l’on observe à l’échelle de l’Hexagone.
  • Notons toutefois que si le taux d’excèdent brut d’exploitation des plus petites entreprises bretonnes soumises à l’IS a perdu 0,5 point sur la période 2015-2017, il reste, à près de 25% de leur chiffre d’affaires nettement plus élevé que celui de la moyenne des entreprises françaises.

Pour les entreprises bretonnes relevant du régime des BIC (des entreprises de plus petite taille, en moyenne, que celles soumises à l’IS), la situation est beaucoup plus homogène, mais pas franchement enthousiasmante :

  • Toutes les entreprises de cette catégorie, quelle que soit leur taille, ont en effet affiché un excédent brut d’exploitation en baisse en 2017 ; un phénomène que l’on observe toutefois également au niveau de la moyenne des entreprises françaises de cette catégorie.
  • Sur la période 2015-2017, toutes ces entreprises affichent par ailleurs un taux d’excèdent brut d’exploitation en baisse. Des taux qui affichent, comme on l’observe à l’échelle nationale, de grandes disparités selon la taille des entreprises considérées : de 8,5% du chiffre d’affaires pour les structures de la tranche 750 k€-7,5 M€, à près de 25% pour celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à 150 k€.

Pour les TPE/PME relevant du régime des BNC, la situation est en revanche plus hétérogène en matière de performance d’exploitation :

  • Alors que les entreprises de moins de 750 k€ de chiffre d’affaires ont vu leur excèdent brut d’exploitation stagner, voire très légèrement baissé en 2017, celui des entreprises réalisant entre 750 k€ et 7,5 M€ a bondi de près de +8% (alors qu’il avait déjà progressé de façon soutenue en 2016).
  • In fine, sur la période 2015-2017, les plus petites entreprises bretonnes relevant des BNC affichent un taux d’excèdent brut d’exploitation en baisse sur la période 2015-2017, alors que celles de la tranche 750 k€ – 7,5 M€ sont parvenues à redresser ce ratio, à 37,5% de leur chiffre d’affaires en 2017.

[1] Plus de la moitié des entreprises de la base Statexpert.