Analyse annuelle 2016

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Le chiffre d’affaires des TPE/PME du secteur du commerce a continué de progresser en 2016, même si la croissance a été moins vigoureuse qu’en 2015.

Certes, la croissance du chiffre d’affaires des exploitants de commerces a légèrement ralenti par rapport à 2015. Mais, avec une progression de 1,1% en 2016, les TPE/PME de la région font mieux que la moyenne nationale des entreprises du secteur (1).

Cette croissance d’ensemble du chiffre d’affaires des TPE/PME bretonnes du commerce masque toutefois des situations contrastées selon les types d’entreprises.

  • Comme on peut l’observer dans de nombreux secteurs d’activité, ce sont les entreprises du commerce de plus grande taille qui se sont montrées les plus dynamiques en 2016. Avec une croissance de leur chiffre d’affaires de près de 4%, elles sont les seules à avoir fait mieux qu’en 2015.
  • A l’inverse, les entreprises affichant moins de 750 k€ de chiffre d’affaires annuel ont vu leur activité se contracter en 2016 : -1,2% pour les 150-750 k€ et -9,4% pour les TPE qui réalisent moins de 150 k€ de chiffre d’affaires.
  • Alors certes, la méthodologie n’est pas neutre dans ce phénomène, mais cela confirme que ce sont les plus grandes entreprises du secteur du commerce qui tirent la croissance sectorielle. Un phénomène encore plus marqué en Bretagne que sur le reste du territoire français.

L’influence de la taille se manifeste également en matière de performances d’exploitation. Les entreprises soumises à l’IS (généralement les plus grandes) sont en effet également celles qui affichent les meilleures performances en termes de résultat brut d’exploitation.

  • Leur excédent brut d’exploitation s’est ainsi maintenu en 2016 (après avoir fortement progressé en 2015), alors que celui des TPE relevant des BIC s’est contracté en 2016 (après avoir modestement progressé en 2015).
  • En matière de performance d’exploitation, notons que si les entreprises bretonnes soumises à l’IS affichent un taux de résultat brut d’exploitation (légèrement) inférieur à celui de la moyenne des entreprises françaises, on observe le phénomène inverse en ce qui concerne les structures relevant des BIC.

Ces deux catégories d’entreprises ont adopté des comportements différents en matière d’investissement en 2015 et en 2016. Cela dit, sur la période 2014-2016, ces entreprises affichent des profils similaires, avec une progression (très) mesurée de leurs dépenses d’investissement. Une progression sensiblement plus modeste que ce que l’on observe à l’échelle nationale.

Notons enfin que les perspectives des entreprises bretonnes du commerce pour 2017 sont plus qu’encourageantes. Comme on l’observe à l’échelle nationale, ces entreprises ont en effet largement profité, au cours des deux premiers trimestres de l’année, de la remontée du moral des ménages, qui s’est traduite par une hausse de leur consommation (2).

(1) Par ailleurs, la reprise de la consommation des ménages en fin d’année 2016 (dans le sillage de l’amélioration de leur moral) est porteuse d’espoirs pour les entreprises du secteur en ce qui concerne l’année 2017.

(2) Selon l’INSEE, en juin 2017, le moral des ménages a même atteint son plus haut niveau depuis juin … 2007.